Tentative d’Incubation d’Antéchrist

Cette nouvelle, d’abord publiée individuellement chez Láska, fait l’objet d’une réédition dans une anthologie papier et numérique  consacrée à la romance paranormale : Vampires, Démons et Métamorphes. Bon, je fais partie de ces auteurs perpétuellement insatisfaits qui détestent relire leurs vieux textes parce que leurs maladresses les font grincer des dents.

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Du coup, quand j’ai dû relire celui-ci pour valider le BàT de cette nouvelle antho, et que je me suis carrément marrée, je dois dire que ça a été une sacrée bonne surprise. J’écris rarement de l’humour, c’est d’ailleurs mon seul texte appartenant à ce genre à avoir été publié, alors constater que ça fonctionne, c’est rassurant, hein.

Alors, pour rentrer un peu dans les détails, cette histoire, c’est celle de l’incube Azelmoth à qui on demande ni plus ni moins d’aller inséminer une humaine pour créer l’Antéchrist. Eh oui ! Rien que ça. Lire la suite

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Traduction : La Vérité sur Ryan

Eh bien ! Entre ça et les deux sorties le même jour de Feximal et Swift il y a deux semaines. J’ai une sacrée productivité du côté de la traduction. Alors non, non, non, je vous rassure, je ne traduis pas un roman en une semaine ! C’est des travaux qui se sont étalés sur des mois, c’est juste que badaboum, ils sortent tous en même temps !

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Donc la Vérité sur Ryan, par Devon McCormack, c’est du New Adult, de la romance MM très soft.

La Vérité sur Ryan

Le pitch : Steven rentre du lycée, pose son sac dans sa chambre, et se retrouve nez à nez avec Ryan, son ami dont il est secrètement amoureux. Problème : Ryan est mort. Il s’est suicidé quelques jours auparavant.  Lire la suite

NaNo 2016 : reprendre un vieux projet

NaNoWriMo 2016

Semaine 1 : Lancement et calculs d’apothicaires
Semaine 2 : Reprendre un vieux projet
Semaine 3 : Coup de mou
Semaine 4 : L’attaque de l’IRL
Décembre : Bilan

Pour ce NaNo, mon objectif principal était de reprendre (et si possible finir !) un roman commencé à l’occasion du NaNo 2013, et poursuivi lors du NaNo 2015. C’est une romance M/F qui se passe dans le milieu étudiant, entre Erasmus et rock.

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Mon héroïne telle que je l’imagine. © Miobi sur DA.

En 2013, j’avais attaqué ce texte vers la fin du mois, et quand j’étais parvenue à la barre fatidique des 50K, la fatigue l’avait emporté, ma motivation avait lâché, et je n’avais pas continué à écrire en décembre. Ensuite de quoi, j’ai peut-être tenté de reprendre quelques fois, mais jamais plus de quelques centaines de mots à chaque fois. Il est très dur pour moi de rester motivée pour écrire sur un texte long quand je n’ai pas de deadline pour le finir, et c’est pour ça que quelque chose comme NaNo est une impulsion formidable pour moi.

Et donc, l’année dernière j’avais été déterrer mon texte qui en était environ à 10K, et j’étais bien partie, j’écrivais régulièrement et tout. Sauf que j’y avais à peine ajouté 10K lorsque les attentas du 13 novembre se produisirent, et suite à ça, je me suis pris un bon gros writer’s block. Notamment, écrire quelque chose comme une petite romance mignonne me semblait complètement futile, décalé. J’y arrivais plus.

Et je dois avouer que c’était assez sinistre, en rouvrant le document, de voir que sur les derniers paragraphes, j’écrivais à peine 100 à 200 mots par jour. (Je surligne la phrase avec laquelle j’attaque la journée, notamment en période de NaNo, pour voir combien j’écris par jour).

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Et puis là, j’ai repris mon texte avec plaisir, et même si j’ai du mal à faire mes 1667 mots tous les jours (parce que je bosse dur sur une trad à côté) et que j’ai pris du retard, j’avance quand même. Je suis presque à 10K, ce qui est autant que ce que j’ai écrit en 2013 et 2015, et qui amène mon roman à 30K au total. Jamais été aussi près de la fin, hein !

Sauf que depuis ce matin, les nouvelles du monde m’ont de nouveau remis un bon coup au moral, et je sais pas trop comment je vais faire pour continuer à écrire ma petite romance futile… 😦

Et la fanfic alors ? – L’homme idéal est un connard

L’homme idéal est un connard

  1. La romance et les clichés
  2. Et la fanfic alors ?

Dans l’article précédent, j’expliquais pourquoi je n’aime pas beaucoup ce cliché : d’abord, ce n’est pas très réaliste, et ensuite, ça donne une vision assez dérangeante des rapports hommes-femmes.

Et pourtant…

Pourtant, il se trouve que j’ai moi-même écrit pas mal de romances qui partaient de là : une fille à laquelle on s’identifie, un mec odieux, deux personnages qui ne peuvent pas se voir et vont pourtant finir par se rapprocher et tomber amoureux.
Pas la peine de chercher sur ce blog, vous ne trouverez pas ces histoires dans ma bibliographie.
Eh oui : c’étaient des fanfictions.

@ Funny Waffle

© Funny Waffle

Du coup, je vais nuancer un peu mon article précédent et expliquer ce qui peut être intéressant dans les histoires qui suivent ce schéma, et pourquoi ça fonctionne. Lire la suite

Antho : Pour une chance avec toi

Péripéties éditoriales

Mon tout premier texte publié, Le Correspondant inattendu, est aussi celui qui a eu l’histoire éditoriale la plus mouvementée. Sorti tout d’abord en nouvelle unique au format numérique aux éditions Láska, j’ai ensuite eu le plaisir de le voir publié en compagnie d’autres nouvelles M/M pour une anthologie intitulée Doublement mâle, toujours aux Éditions Láska. Malheureusement, cette anthologie n’a pas fait très long feu, certains des auteurs au sommaire ayant rapidement voulu récupérer les droits de leurs nouvelles. Pourtant, Láska avait le projet de sortir un recueil de nouvelles M/M en format papier.

                                                    LeCorrespondant doublement-male retrouve-moi pour-une-chance

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Traduction : L’Australie en héritage

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter une autre de mes traductions qui est sortie il n’y a pas très longtemps. C’est un roman d’Ariel Tachna dont le titre original est Inherit the Sky. Il s’agit du premier tome d’une série mais il peut se lire indépendamment puisque chaque « épisode » se concentre sur un couple différent. Parce que, oui, c’est de la romance. Et du M/M aussi. Il faut dire que les éditeurs avec qui je travaille sont un peu spécialisés dans ces genres. Là, en l’occurrence, c’est sorti chez Reines-Beaux.

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Alors comme le titre VF couplé à la couverture l’annoncent très bien, c’est un roman qui a pour décor les grands espaces de l’Outback australien. Notre héros, Caine, hérite d’un ranch, pardon, d’une ferme à moutons en Australie, et il plaque sa vie citadine et ennuyeuse pour partir à l’aventure. Et on peut dire que ça donne envie, on imagine très bien le ciel immense et les pâturages à perte de vue. Personnellement, je me suis bien amusée à traduire (ou pas) certains australianismes.

Entre Macklin, contremaitre bourru qui a remisé ses préférences sexuelles au placard, et Caine, sûr  de ce qu’il veut mais qui a parfois du mal à surmonter sa timidité et son bégaiement, on a une romance au schéma classique mais qui plaira sûrement aux amatrices du genre. En tout cas, on peut lire de bons retours sur Amazon et le forum Un mix de plaisirs.

La romance met du temps à s’installer, mais une fois qu’elle est là, la température monte vite – un livre pour public averti, donc.

La romance et les clichés : l’homme idéal est un connard

  1. La romance et les clichés

  2. Et la fanfic alors

Comme tout genre un tant soit peu codifié, la romance est sujette à voir se développer tout un tas de clichés. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Du coté des lecteurs, les clichés peuvent être ce qui fait qu’on a plaisir à lire, parce qu’on s’embarque dans une histoire en étant déjà un peu en terrain connu, et on sait que ça va nous plaire. Du coté des auteurs, c’est un terrain de jeu formidable, parce qu’il y a cette connivence avec les lecteurs, mais aussi parce que s’amuser à détourner les clichés peut donner lieu à des textes très créatifs et extrêmement plaisants à écrire.

Cela dit, quand les mêmes tropes sont utilisés encore et encore, sans aucune tentative d’originalité, on peut vite arriver à saturation. Mais surtout, à force d’être répété, au lieu d’être une simple histoire lue et puis oubliée, le cliché prend une valeur de vérité, on en vient à tirer des généralisations inconscientes quand on lit, dix, vingt, cent fois la même chose.

Du coup, je trouve certains clichés un peu dérangeants. Ce n’est pas le fait qu’un certain schéma soit utilisé une fois dans une histoire, mais bien le fait de le voir revenir ad nauseam, parce que ça crée une mentalité où on ne remet plus en questions certaines choses qui nous paraissent simplement naturelles.

Je te déteste… non, je t’aime

Le cliché que je veux examiner ici est celui du connard dont l’héroïne  tombe amoureuse. En soi, pourquoi pas, vous me direz, le plus intéressant dans une histoire, c’est souvent l’évolution des personnages, et quoi de plus radical comme évolution que de passer de deux personnages qui se détestent à un couple d’amoureux.
Et encore une fois, si c’était une histoire de temps en temps qui racontait ça, ça serait pas grave du tout, bien au contraire. Le problème, c’est que c’est le schéma dominant de la romance, celui qu’on retrouve presque à toutes les sauces.

Sketch_4_GQ_Couple_Fighting Lire la suite

Like and suscribe — Abonne-toi, Jay Bell

Quand je ne suis pas en train d’écrire ou de lire, c’est souvent que je me livre à cette activité intermédiaire qu’est la traduction !

Aujourd’hui, je vous présente une nouvelle (novella ?) que j’ai traduite et qui a été publiée chez MxM Bookmark.
Et la bonne nouvelle, c’est que ce texte est disponible gratuitement en version numérique. Il a d’abord été mis en ligne pour Noël, mais il est toujours disponible. Alors si j’étais vous, je me précipiterais dessus, parce que c’est mignon comme tout, c’est frais, charmant, et si vous n’avez encore jamais eu l’occasion de tester les publications de MxM Bookmark, c’est un bon moyen de découvrir cet éditeur.

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Abonne-toi

Ça s’appelle Abonne-toi (en anglais, Like and Suscribe), et c’est une nouvelle signée Jay Bell. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, et ça a été un plaisir de le découvrir.

Les personnages sont bien développés, ils ont des défauts mais ils sont attachants. L’histoire n’est pas aussi directe et linéaire qu’on pourrait s’y attendre, surtout dans une nouvelle de 17 000 mots.

Le pitch

Evan a un gros coup de cœur pour un mec inaccessible : un YouTubeur célèbre. Mais quand le hasard le met sur son chemin, Evan devra décider s’il est amoureux du vrai Tony, ou simplement de son image.

C’est donc une histoire qui pose des questions universelles : ce qu’est l’amour véritable, la différence entre être et paraître, mais dans un contexte résolument moderne.

Les critiques

Dans l’ensemble, cette nouvelle a rencontré des critiques enthousiastes.

Je découvre la plume de Jay Bell avec ce titre et c’est un vrai plaisir !

J’ai adoré rencontrer ces personnages et leurs interactions, adoré les voir se rendre compte que ce qu’on veut n’est pas toujours ce dont on a besoin. C’est une jolie leçon en fin d’année, que nous devrions tous retenir 🙂

Cependant, quelques lecteurs reprochent au texte d’être trop court. Pourtant, c’est bien le principe d’une nouvelle : une histoire complète et cohérente, qui peut se lire en une fois. Personnellement, c’est un format que j’aime beaucoup.

Bonne lecture

Vous l’aurez compris, Abonne-toi est une nouvelle que je vous recommande chaudement ! (Et c’est pas parce que j’en suis la traductrice que je vous dis ça !)

Vous pouvez vous le procurez gratuitement ici, sur le site de l’éditeur.