Tentative d’Incubation d’Antéchrist

Cette nouvelle, d’abord publiée individuellement chez Láska, fait l’objet d’une réédition dans une anthologie papier et numérique  consacrée à la romance paranormale : Vampires, Démons et Métamorphes. Bon, je fais partie de ces auteurs perpétuellement insatisfaits qui détestent relire leurs vieux textes parce que leurs maladresses les font grincer des dents.

vampires TIA_petit

Du coup, quand j’ai dû relire celui-ci pour valider le BàT de cette nouvelle antho, et que je me suis carrément marrée, je dois dire que ça a été une sacrée bonne surprise. J’écris rarement de l’humour, c’est d’ailleurs mon seul texte appartenant à ce genre à avoir été publié, alors constater que ça fonctionne, c’est rassurant, hein.

Alors, pour rentrer un peu dans les détails, cette histoire, c’est celle de l’incube Azelmoth à qui on demande ni plus ni moins d’aller inséminer une humaine pour créer l’Antéchrist. Eh oui ! Rien que ça. Lire la suite

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Antho : Pour une chance avec toi

Péripéties éditoriales

Mon tout premier texte publié, Le Correspondant inattendu, est aussi celui qui a eu l’histoire éditoriale la plus mouvementée. Sorti tout d’abord en nouvelle unique au format numérique aux éditions Láska, j’ai ensuite eu le plaisir de le voir publié en compagnie d’autres nouvelles M/M pour une anthologie intitulée Doublement mâle, toujours aux Éditions Láska. Malheureusement, cette anthologie n’a pas fait très long feu, certains des auteurs au sommaire ayant rapidement voulu récupérer les droits de leurs nouvelles. Pourtant, Láska avait le projet de sortir un recueil de nouvelles M/M en format papier.

                                                    LeCorrespondant doublement-male retrouve-moi pour-une-chance

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Publication : Le Correspondant inattendu

Aujourd’hui, je fête un anniversaire : celui de ma toute première parution. En effet, il y a un an tout pile paraissait aux Éditions Láska Le Correspondant inattendu qui a marqué mes débuts en tant qu’auteure de romance (et d’érotisme). Mes débuts en tant qu’auteure publiée en tout cas, parce qu’avant ça, ce sont deux genres que j’ai eu beaucoup de plaisir à explorer dans le monde de la fanfiction. Et si certains de mes lecteurs de cette époque décident de me suivre sur cette histoire-ci, ils y reconnaîtront sûrement le côté fluff d’un bon nombre de mes fictions.

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J’ai écrit cette nouvelle pour répondre à un appel à textes, mais c’était un AT qui laissait très libre, puisqu’il n’y avait pas de thème imposé, seulement une longueur et un genre, en l’occurrence, la romance M/M — entre hommes si vous préférez. Et même sur la contrainte de longueur, il y avait une belle marge puisque ça devait être entre 8 (10?) et 15 000 mots. Ça vous laisse clairement le temps de dérouler votre histoire à votre rythme, en visant à peu près au milieu sans du coup avoir à se prendre la tête si ça dépasse un peu. Lire la suite

Lecture : Quatre ans, deux mois et dix-huit jours – Valéry K. Baran

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Quatre ans, deux mois et dix-huit jours. Une rencontre dans un bar du quartier gay de la capitale. la peur d’en franchir le seuil d’entrée. Le premier coup de sa vie et, paradoxalement, le meilleur. Trois jours passés ensuite ensemble à croire qu’il était amoureux. Une disparition. Des retrouvailles inattendues quelques semaines plus tard, puis d’autres bars, d’autres saunas, d’autres salles obscures, à ne plus savoir, parfois, s’il s’agissait bien de ses mains posées sur lui ou de celles d’autres, et l’essai de chaque meuble de l’appartement prêté par un copain.

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Lecture : Les Incertains, de Richard Arlain

Láska, c’est l’éditeur chez qui je suis éditée, et j’aime beaucoup le « modèle économique » qu’il propose, assez loin du reste du monde de l’édition. Un jour, je ferai sûrement un article à part pour vous en parler. En attendant, sachez que je suis abonnée en tant que lectrice chez eux, ce qui permet d’avoir accès à tout leur catalogue à prix mini.

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Le premier texte que j’ai lu chez eux, c’était Les Maladroits, de Richard Arlain. Ce texte a été un vrai coup de cœur, au sens, pas juste une lecture sympa, mais vraiment « voilà, c’est ça que j’ai envie de lire quand je lis de la romance, quelque chose de vrai, de réel, quelque chose qui me parle, sans clichés et sans personnages trop parfaits. Et mes textes à moi, c’est chez un éditeur qui publie ça que j’ai envie de les voir publiés. »

Donc quand j’ai appris (je surveille le catalogue de près) qu’une suite aux Maladroits allait voir le jour, j’étais super contente. Après, je dois dire que juste sur la couverture, c’est le genre de bouquins que j’aurais sans doute évité, parce que esthétiquement, c’est pas trop mon truc… Mais comme j’aime bien me tenir au courant de ce qui se passe chez Láska, que j’ai un abonnement chez eux, et que le contemporain est un de mes genres préférés, j’aurais probablement testé de toute façon, même sans connaître le nom de l’auteur.

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Puisqu’on en est aux couvertures, j’ouvre une parenthèse pour préciser que, par contre, j’adore celle des Maladroits. Je ne sais pas trop pourquoi, elle me fait penser à celle de Belle du Seigneur (en plus coquin, c’est certain), même si le cadrage n’est pas tout à fait le même. Mais la jeune femme sur les deux m’inspire le même sentiment de mystère que j’ai envie de percer. Bref. Fin de la parenthèse.

maladroits vs belleDans Les Maladroits on suivait la rencontre de Clarice et Simon, qui étudiaient dans le même IUT mais venaient de milieux sociaux très différents. Ellie, la petite sœur de Clarice, faisait en quelque sorte figure d’antagoniste puisqu’elle bloquait par moment l’avancement de l’intrigue amoureuse en s’interposant entre les deux tourtereaux. Un peu gênante, sans trop de personnalité, le genre de personnage qu’on met volontiers de côté pour s’intéresser à la « vraie » histoire.

Pas évident dans ces conditions d’écrire un second volume centré sur ce personnage. Pari réussi, cependant, avec Les IncertainsMais Richard Arlain met définitivement la barre très haut en nous proposant comme deuxième protagoniste de cette romance un anti-héros auquel, dès les premières pages du livre, on a pas mal envie de mettre son poing dans la figure. Il faut dire que Romain, qui s’est fait un jeu avec ses collègues informaticiens de séduire les femmes qui travaillent dans la même compagnie qu’eux, n’est pas seulement un goujat qui passe de conquête en conquête, mais surtout un type super creepy qui espionne sans vergogne l’intimité des femmes qu’il souhaite séduire. Je dois avouer qu’à la fin du premier chapitre, je n’étais pas certaine que l’auteur arrive à « racheter » suffisamment ce personnage pour que je puisse éprouver de la sympathie pour lui, et que j’aie envie de le voir finir avec l’héroïne.

Et pourtant… Pourtant, la magie opère bel et bien. Comment, pourquoi, je ne sais pas exactement, mais ce qu’il y a de sûr, c’est qu’au milieu du livre, j’étais à fond, je voulais vraiment voir nos deux héros finir dans les bras l’un de l’autre. Et je dois dire, c’est pas toujours le cas pour moi quand je lis de la romance. Souvent c’est un peu « meh », l’héroïne est désignée, le héros aussi, alors je me laisse prendre au jeu même si je sais comment ça finit, mais je ne ressens pas cette « urgence » à enfin voir les deux personnages heureux et ensemble, accomplis l’un à travers l’autre.
Avec Les Incertains, si, parce que Richard Arlain est très bon à montrer ce que les deux personnages s’apportent l’un à l’autre, comment ils se font grandir émotionnellement. C’est une romance, je sais bien qu’ils vont finir par se retrouver, n’empêche qu’il y a un moment où j’angoisse honnêtement, où j’espère qu’ils vont y réussir sans se faire trop de mal, tout ça.

Ensuite de quoi, des personnages secondaires qui font un peu plus que servir de décor. Par exemple, très chouette insertion d’un couple lesbien, sans que ça fasse forcé, ni tomber dans l’extrême simplification « oh tout va bien, il n’y aucune discrimination, jamais ». Non, c’est présenté avec naturel, justesse et on s’attache très vite au personnage de Laura. Mais c’est surtout pour avoir fait des éventuelles rivales d’Ellie – les autres filles que drague Romain – des vrais personnages, et pas juste des épouvantails en forme de fille qui se seraient mis entre les deux héros, que je suis vraiment fan de Richard Arlain. Et c’est aussi ce qui sauve Romain, d’ailleurs, le moment où il se rend compte que ce sont de vraies personnes qu’il blesse, pas juste une version en trois dimensions de ses rapports web.
Un peu en dehors de l’intrigue, mention spéciale pour une scène qui m’a vraiment touchée, où Ellie retourne dans son ancien lycée, et où elle se rend compte du chemin qu’elle a parcouru pour devenir qui elle est. J’ai vraiment aimé l’ambiance de ce passage, super réaliste, un peu nostalgique, en dehors du temps. J’avais l’impression d’y être moi-même. C’est ce genre de choses qui permettent de construire un personnage qui ne soit pas limité à l’intrigue amoureuse. Et c’est bien.

Finalement, mentionnons que vous pouvez parfaitement lire ce roman sans avoir lu Les Maladroits auparavant. On y retrouve Simon et Clarisse, alors c’est sympa pour ceux qui connaissent leur histoire, mais on peut parfaitement en faire abstraction pour se concentrer sur celle d’Ellie et Romain.