« L’érotique, c’est facile »

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance de participer à un atelier d’écriture en anglais. En se présentant aux autres auteurs, la même question revenait : dans quel(s) genre(s) écrivait-on ? Comme j’écris un peu de tout, je me suis amusée à varier les réponses suivant mes interlocuteurs : « de la SF », « de la fantasy », « de la romance », « de l’érotique ». Si les deux premières obtenaient comme réaction un « ah cool » souvent suivi d’un « moi aussi », indiquer que j’écrivais de la romance me valait un « oh, c’est pas trop mon genre, mais bon… » auquel je dois dire que je m’attendais. En fait, la réaction qui m’a le plus étonnée, a été celle qui suivait mon aveu d’être une auteure d’érotique : « de l’érotique, ah oui, c’est facile, ça. Et puis ça rapporte. » Étonnée, et un peu vexée, il faut bien l’admettre.

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Moi c’est plutôt dans les factures, que je nage, hein.

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Traductions : Jack Swift et Simon Feximal

Ajourd’hui, c’est jour de double sortie : deux de mes traductions paraissent le même jour chez MxM Bookmark, et c’est deux gros coups de cœur pour ma part. Vous vous retrouvez donc avec l’embarras du choix parce que ce sont deux lectures que je vous recommande chaudement !

Ce sont deux histoires qui appartiennent aux genres de l’imaginaire, ce qui fait que je me suis bien amusée à les traduire, parce qu’il y avait tout un univers à transposer en français.

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Le Carnet secret de Simon Feximal

Dans un hommage à la littérature d’aventures du XIXe siècle, KJ Charles donne la parole à Robert Caldwell, le chroniqueur des fameux « Carnet de Simon Feximal », le chasseur de fantômes. Sauf que Robert en a marre : Lire la suite

Osez 20 histoires de soumission

Je suis rentrée dans la collection Osez via leur volume sur le coup de foudre. C’était un thème assez fleur bleue (même si on précisait bien coup de foudre sexuel) qui me convenait bien en tant qu’autrice de romance. On mesure le chemin parcouru avec cette cinquième publication chez la Musardine : Osez 20 histoires de soumission. Et ce qu’il y a de sûr, c’est que cette histoire ne fait pas dans la dentelle. Et ma nouvelle non plus : j’ai même un peu choqué mon compagnon qui me sert de relecteur. soumission

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2016 : mon année d’écriture

Cette année, j’ai eu l’occasion de participer à des ateliers d’écriture en anglais. Ça faisait plusieurs années que je n’avais pas écrit en anglais et c’était une expérience plaisante. Évidemment, c’est un peu plus compliqué d’écrire dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle, et d’un autre côté, comme ça laisse un peu moins de choix, ça facilite les choses en cela qu’on est obligé d’aller à l’essentiel. J’ai écrit quelques nouvelles, principalement de la SF et de la fantasy – pour le moment, je n’ai encore jamais vraiment écrit de romance ou d’érotique en anglais – dont je suis assez satisfaite. Je n’ai à l’heure actuelle pas de projet de publication avec ces textes, je les ai surtout écrits pour moi, pour me prouver que je pouvais le faire. Lire la suite

NaNo 2016 : Bilan

NaNoWriMo 2016

Semaine 1 : Lancement et calculs d’apothicaires
Semaine 2 : Reprendre un vieux projet
Semaine 3 : Coup de mou
Semaine 4 : L’attaque de l’IRL
Décembre : Bilan

C’était mon sixième NaNo cette année, et c’est la première fois que je ne suis pas allée au bout du challenge. Enfin, tout est relatif, parce que c’est probablement le mois de novembre le plus productif que j’ai jamais eu : j’ai juste décidé de ne pas compter mes traductions cette année, comme je le faisais les précédentes.

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J’ai donc quand même écrit un peu plus de 24 000 mots et traduit 60 000 mots. Avec un total de 84 000 mots dans le mois, il n’y a pas de quoi avoir honte, mais je n’ai pas rempli mon but premier, qui était de finir le premier jet de mon roman. Dans l’idéal, je m’y remettrais ces jours-ci, mais là j’ai peu de motivation pour ça. Cela dit, le texte total fait maintenant 40 000 mots et mon intrigue a bien progressé. Il me faut juste trouver le bon moment pour écrire la suite (et fin).

J’ai aussi écrit une nouvelle que j’ai bouclée, relue, envoyée. Donc ça a quand même été un mois productif. Quant à ma traduction, j’aurais voulu la finir aussi ce mois-là, mais c’était un long roman, et ça n’a pas été possible. Je suis en train d’y mettre la dernière main ces jours-ci.

J’aurais pu faire mieux, mais vers la moitié du mois, j’ai eu beaucoup de boulot, une mission très prenante et imprévue, et j’ai pas eu l’énergie de continuer au même rythme qu’au début. Ça se voit bien dans mes stats : si j’avais continué avec la courbe que j’avais au début, j’aurais probablement pu boucler mon roman.

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Et puis sur les trois derniers jours, je me suis dit, « oh allez, soyons fous, je me mets sur ma trad en mode grosse furieuse et je finis au moins ça ». Il restait à peu près 25 000 mots dessus, et je les aurais du coup comptés pour mon NaNo. Ça aurait pu marcher, sauf que j’ai eu l’opportunité de partir en mini-vacances avec mon amoureux juste sur ces trois jours-là, et que comme on ne peut pas partir à Noël, j’aurais quand même trouvé ça très dommage de décliner juste pour le « plaisir » de m’enfermer dans ma chambre pendant trois jours et de bosser comme une acharnée.

Je sais que j’aurais pu le faire si j’étais restée : j’ai déjà réussi ce genre de challenge. Mais prendre des vacances, c’est important aussi. Au final, je n’ai presque pas de regrets. Juste, si j’avais su dès le début du mois que j’aurais cette grosse charge de travail la troisième semaine et qu’ensuite je partirais sur la fin du mois, j’aurais peut-être mis un gros coup de fouet au début. Mais bon, dans l’ensemble, je suis quand même contente de mon mois de novembre.

NaNo 2016 : Coup de mou

NaNoWriMo 2016

Semaine 1 : Lancement et calculs d’apothicaires
Semaine 2 : Reprendre un vieux projet
Semaine 3 : Coup de mou
Semaine 4 : L’attaque de l’IRL
Décembre : Bilan

Hier on était le 15, jalon important qui marque la moitié du mois de novembre et le jour où, normalement, on devrait en être à 25 000 mots. Sauf que moi, je suis pas mal à la traîne, avec seulement 17 000 aujourd’hui.

Le problème de prendre du retard, c’est que petit à petit, ça commence à paraître insurmontable et on se dit que ça sert plus à rien, alors pourquoi même se donner la peine de continuer. Heureusement, en bonne procrastinatrice, j’ai souvent connu des remontées fulgurantes et je suis une habituée des 25K sur les 5 derniers jours, voire carrément des 10K le 30 novembre. Donc rien n’est perdu, n’empêche que je me suis laissée allée, j’ai pris du retard (vie sociale, autres projets) et que comme je compte continuer, justement, à avoir une vie sociale, remonter ne va pas être facile.

Dans les points positifs : je me suis forcée à écrire absolument tous les jours, même quand je n’en avais pas envie, pas le temps, ne serait-ce qu’une phrase, mais au moins, ouvrir mon document et y écrire quelques mots. Du coup, pour le moment, aucun jour rouge sur mon petit calendrier.

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Enfin, si, la date d’aujourd’hui, mais ça c’est normal, c’est parce que j’écris le soir.
Et pour ceux qui se demanderaient, après des années à la fréquenter, j’ai réussi à déchiffrer la légende des widgets NaNo :
Vert : Bravo ! (1667 ou plus)
Jaune : Encore un effort ! (500-1666)
Orange : Il faut se remotiver ! (1-499)
Rouge : C’est quoi ce bordel ! (0)

Et puis l’autre gros point positif, c’est que mon histoire continue à avancer. Quand je sens que je me décourage, c’est ce que j’essaie de me dire : j’ai jamais été aussi près de la fin, mon histoire est plus développée qu’elle ne l’a jamais été. Il faut dire que comme elle faisait déjà 20K avant que j’attaque ce NaNo, là, j’approche tout doucement des 40K : ça prend forme !

NaNo 2016 : reprendre un vieux projet

NaNoWriMo 2016

Semaine 1 : Lancement et calculs d’apothicaires
Semaine 2 : Reprendre un vieux projet
Semaine 3 : Coup de mou
Semaine 4 : L’attaque de l’IRL
Décembre : Bilan

Pour ce NaNo, mon objectif principal était de reprendre (et si possible finir !) un roman commencé à l’occasion du NaNo 2013, et poursuivi lors du NaNo 2015. C’est une romance M/F qui se passe dans le milieu étudiant, entre Erasmus et rock.

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Mon héroïne telle que je l’imagine. © Miobi sur DA.

En 2013, j’avais attaqué ce texte vers la fin du mois, et quand j’étais parvenue à la barre fatidique des 50K, la fatigue l’avait emporté, ma motivation avait lâché, et je n’avais pas continué à écrire en décembre. Ensuite de quoi, j’ai peut-être tenté de reprendre quelques fois, mais jamais plus de quelques centaines de mots à chaque fois. Il est très dur pour moi de rester motivée pour écrire sur un texte long quand je n’ai pas de deadline pour le finir, et c’est pour ça que quelque chose comme NaNo est une impulsion formidable pour moi.

Et donc, l’année dernière j’avais été déterrer mon texte qui en était environ à 10K, et j’étais bien partie, j’écrivais régulièrement et tout. Sauf que j’y avais à peine ajouté 10K lorsque les attentas du 13 novembre se produisirent, et suite à ça, je me suis pris un bon gros writer’s block. Notamment, écrire quelque chose comme une petite romance mignonne me semblait complètement futile, décalé. J’y arrivais plus.

Et je dois avouer que c’était assez sinistre, en rouvrant le document, de voir que sur les derniers paragraphes, j’écrivais à peine 100 à 200 mots par jour. (Je surligne la phrase avec laquelle j’attaque la journée, notamment en période de NaNo, pour voir combien j’écris par jour).

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Et puis là, j’ai repris mon texte avec plaisir, et même si j’ai du mal à faire mes 1667 mots tous les jours (parce que je bosse dur sur une trad à côté) et que j’ai pris du retard, j’avance quand même. Je suis presque à 10K, ce qui est autant que ce que j’ai écrit en 2013 et 2015, et qui amène mon roman à 30K au total. Jamais été aussi près de la fin, hein !

Sauf que depuis ce matin, les nouvelles du monde m’ont de nouveau remis un bon coup au moral, et je sais pas trop comment je vais faire pour continuer à écrire ma petite romance futile… 😦

NaNo 2016 : lancement et calculs d’apothicaire

NaNoWriMo 2016

Semaine 1 : Lancement et calculs d’apothicaires
Semaine 2 : Reprendre un vieux projet
Semaine 3 : Coup de mou
Semaine 4 : L’attaque de l’IRL
Décembre : Bilan

Et nous voilà le 2 novembre, c’est à dire que NaNoWriMo, le fameux challenge d’écriture, a commencé hier. Je ne vous fais pas un rappel de ce que c’est, il y a des articles absolument partout sur la toile qui expliquent le principe.

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J’ai fait NaNo tous les ans depuis 2010 à l’exception de 2012 où je m’étais persuadée que j’avais trop de trucs à gérer dans ma vie IRL et qu’il valait mieux que je me concentre sur ça. Sauf qu’à l’issue du mois de novembre, j’ai eu l’impression d’avoir perdu mon temps, et que j’aurais été bien plus productive si j’avais participé au NaNo. Donc, oui, j’ai regretté d’avoir déclaré forfait avant même de commencer cette année-là. Et je me suis promis que désormais, je ne me laisserais plus avoir par le « oh, non, cette année, je le sens pas, j’ai trop de travail ». Si je ne le fais pas, ce doit être parce que je n’en ai pas envie, et pas parce que j’ai peur de ne pas réussi à m’organiser.

Et justement, cette année ne s’annonce pas facile. Les années précédentes, j’ai souvent transformé mon NaNo, entièrement ou partiellement, en NaNo de traduction plutôt que NaNo d’écriture. Mais comme depuis quelques mois, la traduction/correction est devenue mon activité à temps plein, il me semble que ce serait un peu « tricher » que de continuer à faire ça. Je veux dire, traduire 50K par mois est désormais quelque chose que je fais couramment, donc ça n’est plus vraiment un challenge.

Et donc pour cette année, mon objectif ultime serait qu’à côté de mon planning de traduction déjà bien chargé, j’écrive 50K sur mes projets à moi.
Sinon, je réfléchis à une façon de « convertir » mes mots traduits pour que ça garde un côté challenge. Mettons que traduire soit trois fois plus « facile » (c’est pas exactement le bon mot, mais bon) pour moi que d’écrire, on pourrait se dire que 3K traduits valent 1K écrit.

Et hier, j’ai précisément traduit 3K et écrit 690 mots. Donc si on fait 3000/3+690, on arrive à 1690, un peu plus que les 1667 mots par jour réglementaires. Oui, c’est des calculs d’apothicaire. Mais tant que ça me permet de rester motivée et productive, c’est ça qui compte.

Et la fanfic alors ? – L’homme idéal est un connard

L’homme idéal est un connard

  1. La romance et les clichés
  2. Et la fanfic alors ?

Dans l’article précédent, j’expliquais pourquoi je n’aime pas beaucoup ce cliché : d’abord, ce n’est pas très réaliste, et ensuite, ça donne une vision assez dérangeante des rapports hommes-femmes.

Et pourtant…

Pourtant, il se trouve que j’ai moi-même écrit pas mal de romances qui partaient de là : une fille à laquelle on s’identifie, un mec odieux, deux personnages qui ne peuvent pas se voir et vont pourtant finir par se rapprocher et tomber amoureux.
Pas la peine de chercher sur ce blog, vous ne trouverez pas ces histoires dans ma bibliographie.
Eh oui : c’étaient des fanfictions.

@ Funny Waffle

© Funny Waffle

Du coup, je vais nuancer un peu mon article précédent et expliquer ce qui peut être intéressant dans les histoires qui suivent ce schéma, et pourquoi ça fonctionne. Lire la suite