8 outils d’écriture pour booster votre productivité

On dit souvent que l’écriture est un muscle : plus on pratique, plus on devient endurant, et plus c’est facile. C’est un constat qui s’applique assez bien à moi, c’est pour ça que mes outils de productivité préférés sont ceux qui encouragent la régularité.

Écrire tous les jours

J’ai trois sites à vous présenter qui fonctionnent plus ou moins sur le même principe : celui de la chaîne qu’il ne faut pas briser. Qu’est-ce qu’une chaîne ? C’est une suite de jours où vous accomplissez votre objectif. C’est une excellente méthode pour construire une habitude. Le plus dur, c’est de s’y mettre, donc n’hésitez pas à choisir un petit objectif comme 100 mots par jour. La moitié du travail, c’est d’ouvrir votre fichier (ou votre application d’écriture) et d’écrire le premier mot. Le reste viendra plus facilement et il est fort probable que vous dépassiez les 100 mots en question. Et puis même, 100 mots tous les jours, ça fait 36 500 mots dans l’année, c’est pas si mal, surtout si votre mode de fonctionnement actuel, c’est d’avoir une poussée de motivation où vous écrivez 10 000 mots en trois jours, et puis plus rien pendant 6 mois.

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Wattpad, etc. : quel site de publication choisir ?

Bonjour ! La publication en ligne vous tente mais vous hésitez à vous lancer ? Vous vous demandez quel serait le meilleur site pour vous ? Ou peut-être vous êtes-vous déjà inscrit sur une plateforme de publication, mais vous ne vous y sentez pas parfaitement à votre place ? Cet article est fait pour vous !

Wattpad, Scribay, HPF, ff.net et AO3 : 5 plateformes de publication en ligne gratuites sur lesquelles je vous dis tout !

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Cet article sera suivi de deux autres qui approfondiront le sujet. 

  1. Quel site de publication choisir ?
    1.1. Présentation
    1.2. Quel site pour quel usage ?
    1.3. Multiplier les sites de publication, bonne ou mauvaise idée ?
  2. Les interfaces à la loupe
  3. Nous n’avons pas les mêmes valeurs

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4 astuces pour écrire plus vite

Je ne vais pas vous parler de faire le vide pour canaliser son inspiration  ou de techniques pour apprendre à faire des plans. Cet article n’a pas pour sujet l’écriture au sens d’activité créatrice, mais l’écriture d’un point de vue matériel, le nombre de mots que vous êtes physiquement capable d’écrire en un temps donné.

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Photo by Thomas Lefebvre on Unsplash

1. Apprenez la dactylographie

Vous pensez que parce que vous utilisez l’index et le majeur de chaque main et que vous ne cherchez pas désespérément le Y sur le clavier comme votre oncle Jean-Michel, ça va ? Si vous n’êtes pas capable de taper à dix doigts en ne regardant que l’écran, c’est que vous avez bien besoin d’une remise à niveau. Il y a des tas de sites pour apprendre en ligne, et pas mal d’entre eux sont gratuits et plutôt bien faits. Il existe aussi des cours en ligne payants et des logiciels.

C’est sûr, vous y passerez quelques heures, et les premières leçons à taper des rangées de ffff jjjj ffff jjjj ffjj ffjj jjff jjff peuvent être assez frustrantes. Mais vu le temps que vous gagnerez par la suite, c’est un investissement largement rentabilisé.Capture d_écran (68)

Pour vous donner une idée, je suis à 63 mots par minutes avec ce test qui semble être le paradis des joueurs de scrabble, et je tourne autour de 80-90 (j’ai même eu une pointe à 100 mots par minutes une fois) avec ce test-là qui utilise au contraire des mots très commun.

Et puis, maîtriser la dactylographie, ce n’est pas qu’une affaire de temps : taper en regardant l’écran permet de réduire considérablement les problèmes de mal de dos liés à une mauvaise posture devant l’ordinateur.

2. Choisissez un bon clavier

D’abord, au niveau du matériel, assurez-vous que votre clavier vous convient. Touches à course courte (comme les claviers d’ordi portable), à course longue (plus hautes), clavier mécanique (ressort sous chaque touche : la frappe est plus dure, on risque moins les erreurs), sans compter les différentes options d’ergonomie : il y a des tas de claviers différents. N’hésitez pas à tester et à vous équiper de ce qui vous réussit le mieux.

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Et puis tant qu’on en est à parler matériel, arrangez-vous un poste de travail digne de ce nom. Une chaise à la bonne hauteur, avec un dossier confortable, et un écran à la hauteur des yeux ! On écrit moins vite quand on a un torticolis ou une tendinite…

Ensuite, saviez-vous que la disposition AZERTY n’est pas du tout la plus adaptée pour taper vite et sans se fatiguer ? D’autres dispositions, conçues spécialement pour le français, ont été inventées. Il y a quelques années, j’ai essayé de me mettre au BÉPO, mais ça n’a pas fonctionné pour moi : « désapprendre » AZERTY me demandait trop d’énergie. Mais si, convaincus par mon article, vous vous lancez juste maintenant dans l’apprentissage de la dactylo, autant le faire avec une disposition de clavier plus ergonomique !

3. Essayez la dictée

Et comme malgré un poste de travail correct, il m’arrive d’avoir le poignet douloureux, je repose parfois mes articulations en dictant. J’entends généralement dire du bien de Dragon Naturally Speaking, mais comme il est payant et que je suis fauchée*, je me suis rabattue sur une solution en ligne gratuite. J’utilise donc une application qui s’appelle Speechnotes, qui fonctionne bien et est très simple d’utilisation.

Malgré tout, dicter me prend plus de temps que taper car si l’affichage de ma phrase à l’écran est quasi instantané, il y a toujours des corrections à faire : réécrire un prénom que l’application ne connaît pas, sans compter tous les problèmes d’accords et de conjugaison et les tirets cadratins et espaces insécables qu’il faut rajouter. C’est pour cela que ça reste pour moi une solution alternative, pour me reposer ou simplement pour changer un peu quand j’en ai marre de bosser. Dicter a un petit côté ludique et me permet aussi parfois de rester plus concentrée sur mon texte. Et puis dicter une scène érotique avec votre amoureux.se à côté : effet garanti !

Cela dit, si vous êtes plutôt à 40 mots/min qu’à 80, même en devant corriger quelques mots derrière, la dictée vous permettra sans doute d’être plus rapide. À essayer !

4. Optimisez votre traitement de texte

Bon, on en vient à mon petit secret que j’ai décidé de partager avec vous. Quand je suis sur mon ordi, je suis capable de taper à la vitesse de la pensée (enfin, des fois mes pensées sont carrément plus lentes que mes doigts), soit nettement plus vite que 80 mots par minute. Certains traitements de texte (OpenOffice, par exemple) ont un système d’autocomplétion, mais je n’ai jamais été à l’aise avec ça parce que je tape suffisamment vite pour que ça me ralentisse plus qu’autre chose s’il ne me propose pas le bon mot, que je le valide par automatisme et que je doive revenir en arrière.

Du coup, j’ai mis au point mon propre système, qui consiste à détourner les corrections automatiques pour en faire un répertoire d’abréviations. (Je vous explique comment faire sur Word parce que c’est celui que j’utilise, mais normalement, on peut faire pareil avec OpenOffice.)

Pour y accéder : Fichier > Options > Vérification > Options de correction automatique. Cela dit, il est plus rapide de pousser Word à faire une correction automatique : par exemple, si vous commencez une phrase sans majuscule, il va la rajouter sans vous demander votre avis. Il suffit alors de passer la souris sur le mot qui a été modifié, et apparaît ce petit éclair avec une flèche. Cliquez dessus, et il vous proposera d’ouvrir les corrections automatiques.

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S’ouvre alors une fenêtre avec un tableau tout simple :

Remplacer : _____________    Par : ______________

À vous de définir quelles sont les abréviations qui vous seront le plus utiles. En ce qui me concerne, je tape les trois lettres « pdv » ou « sdb » et Word affiche « point de vue » et « salle de bains ». J’ai des dizaines d’abréviations de ce type, et ça me fait gagner un temps fou. Sans mentionner que si vous vous faites des noeuds au cerveau pour retenir l’orthographe du prénom polonais de votre personnages, tapez « kr » et Word écrira « Krzysztof » à votre place. Malin, non !

J’espère que ces petites astuces vous auront été utiles ! Ah, et si vous faites le test, dites-moi quelle est votre vitesse en mots par minute, je suis curieuse ! 😉

 

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« L’érotique, c’est facile »

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance de participer à un atelier d’écriture en anglais. En se présentant aux autres auteurs, la même question revenait : dans quel(s) genre(s) écrivait-on ? Comme j’écris un peu de tout, je me suis amusée à varier les réponses suivant mes interlocuteurs : « de la SF », « de la fantasy », « de la romance », « de l’érotique ». Si les deux premières obtenaient comme réaction un « ah cool » souvent suivi d’un « moi aussi », indiquer que j’écrivais de la romance me valait un « oh, c’est pas trop mon genre, mais bon… » auquel je dois dire que je m’attendais. En fait, la réaction qui m’a le plus étonnée, a été celle qui suivait mon aveu d’être une auteure d’érotique : « de l’érotique, ah oui, c’est facile, ça. Et puis ça rapporte. » Étonnée, et un peu vexée, il faut bien l’admettre.

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Moi c’est plutôt dans les factures, que je nage, hein.

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3 trucs qui alourdissent votre style

Les auteurs débutants ont un défaut majeur je crois : ils veulent trop bien faire. Et donc ils en font trop, ils rajoutent des mots en trop, ils vont chercher des mots plus compliqués que nécessaire, et ça donne un style scolaire, pas fluide, irritant.

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Si vous vous sentez visé, ne le prenez pas mal. Laissez reposer un peu votre texte, et reprenez-le en ayant ça en tête. Ne désespérez pas, ces défauts de style que je pointe ici, je les retrouve quand je relis de vieux textes à moi. C’est normal. Tout le monde passe par là. On essaie tous de « trop » bien faire au début.

Ce « trop bien faire » passe surtout par l’envie de montrer au lecteur l’étendue de son vocabulaire, donc mettre le plus de mots possibles par phrase, et surtout, surtout, éviter les répétitions, parce que tout le monde sait que les répétitions, c’est le mal. Sauf que… Lire la suite

Ce que j’écoute en écrivant

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, le silence n’est pas forcément ce qui réussit le mieux à ma concentration. J’aime bien avoir un petit fond sonore, ça stimule mes neurones. Sans compter que des fois, on est obligé de subir le bruit des autres (chien qui aboie, bébé qui pleure…) et là, c’est limite indispensable d’avoir de quoi bloquer ça.

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Écouter de la musique en écrivant ?

Mais écrire requiert un certain état d’esprit, et lancer le dernier disque de son groupe préféré à fond n’est peut-être pas la solution idéale. Personnellement, une musique qui contient des paroles en français ou en anglais aura bien tendance à me déconcentrer, et en fait, même dans une autre langue, je préfère qu’il n’y ait pas de paroles du tout. Et puis il ne faut pas que ce soit trop rythmé, trop joyeux, trop ceci ou trop cela. Oui, je suis difficile !

Au fil du temps, j’ai développé un petit arsenal de trucs à écouter pendant que j’écris ou travaille, qui me permettent de rester concentrée sans sombrer dans « l’angoisse du silence total ». Aujourd’hui, je les partage avec vous. Essayez-les, vous en adopterez peut-être certains ! Lire la suite

Maximiser les chances de voir son texte édité

Avant d’envoyer quoi que ce soit à un éditeur, j’ai commencé par me renseigner, fouiner, essayer de comprendre un peu comment ça marche tout ça.

Je parle pas de passer une après-midi sur internet à faire des recherches. Non. Pendant presque dix ans, j’ai écrit et publié sur internet, gratuitement. Et à coté de ça, je regardais ce qui se faisait. Je parcourais avidement les forums des éditeurs des bouquins que j’aimais, et je lisais, avec de grands yeux émerveillés, les échanges des auteurs de livres que j’avais appréciés. Je lisais des articles sur l’édition, je me baladais dans les librairies et je notais mentalement quelles maisons d’édition je voyais sur les rayons. Et j’avais toujours en tête l’idée que, oui, un jour, j’écrirais quelque chose que j’enverrais à un éditeur, mais que ce n’était pas le bon moment.

Alors, quand vous vous renseignez un peu sur l’édition, vous déchantez vite sur vos chances de jamais publier quoi que ce soit. En effet, on vous dit que les comités de lecture sont noyés sous une masse de manuscrits, et que, en moyenne, 1 manuscrit sur 6000 est publié.

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Arrivé là, autant jouer au loto…

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