« L’érotique, c’est facile »

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance de participer à un atelier d’écriture en anglais. En se présentant aux autres auteurs, la même question revenait : dans quel(s) genre(s) écrivait-on ? Comme j’écris un peu de tout, je me suis amusée à varier les réponses suivant mes interlocuteurs : « de la SF », « de la fantasy », « de la romance », « de l’érotique ». Si les deux premières obtenaient comme réaction un « ah cool » souvent suivi d’un « moi aussi », indiquer que j’écrivais de la romance me valait un « oh, c’est pas trop mon genre, mais bon… » auquel je dois dire que je m’attendais. En fait, la réaction qui m’a le plus étonnée, a été celle qui suivait mon aveu d’être une auteure d’érotique : « de l’érotique, ah oui, c’est facile, ça. Et puis ça rapporte. » Étonnée, et un peu vexée, il faut bien l’admettre.

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Moi c’est plutôt dans les factures, que je nage, hein.

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3 trucs qui alourdissent votre style

Les auteurs débutants ont un défaut majeur je crois : ils veulent trop bien faire. Et donc ils en font trop, ils rajoutent des mots en trop, ils vont chercher des mots plus compliqués que nécessaire, et ça donne un style scolaire, pas fluide, irritant.

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Si vous vous sentez visé, ne le prenez pas mal. Laissez reposer un peu votre texte, et reprenez-le en ayant ça en tête. Ne désespérez pas, ces défauts de style que je pointe ici, je les retrouve quand je relis de vieux textes à moi. C’est normal. Tout le monde passe par là. On essaie tous de « trop » bien faire au début.

Ce « trop bien faire » passe surtout par l’envie de montrer au lecteur l’étendue de son vocabulaire, donc mettre le plus de mots possibles par phrase, et surtout, surtout, éviter les répétitions, parce que tout le monde sait que les répétitions, c’est le mal. Sauf que… Lire la suite

Ce que j’écoute en écrivant

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, le silence n’est pas forcément ce qui réussit le mieux à ma concentration. J’aime bien avoir un petit fond sonore, ça stimule mes neurones. Sans compter que des fois, on est obligé de subir le bruit des autres (chien qui aboie, bébé qui pleure…) et là, c’est limite indispensable d’avoir de quoi bloquer ça.

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Écouter de la musique en écrivant ?

Mais écrire requiert un certain état d’esprit, et lancer le dernier disque de son groupe préféré à fond n’est peut-être pas la solution idéale. Personnellement, une musique qui contient des paroles en français ou en anglais aura bien tendance à me déconcentrer, et en fait, même dans une autre langue, je préfère qu’il n’y ait pas de paroles du tout. Et puis il ne faut pas que ce soit trop rythmé, trop joyeux, trop ceci ou trop cela. Oui, je suis difficile !

Au fil du temps, j’ai développé un petit arsenal de trucs à écouter pendant que j’écris ou travaille, qui me permettent de rester concentrée sans sombrer dans « l’angoisse du silence total ». Aujourd’hui, je les partage avec vous. Essayez-les, vous en adopterez peut-être certains ! Lire la suite

Maximiser les chances de voir son texte édité

Avant d’envoyer quoi que ce soit à un éditeur, j’ai commencé par me renseigner, fouiner, essayer de comprendre un peu comment ça marche tout ça.

Je parle pas de passer une après-midi sur internet à faire des recherches. Non. Pendant presque dix ans, j’ai écrit et publié sur internet, gratuitement. Et à coté de ça, je regardais ce qui se faisait. Je parcourais avidement les forums des éditeurs des bouquins que j’aimais, et je lisais, avec de grands yeux émerveillés, les échanges des auteurs de livres que j’avais appréciés. Je lisais des articles sur l’édition, je me baladais dans les librairies et je notais mentalement quelles maisons d’édition je voyais sur les rayons. Et j’avais toujours en tête l’idée que, oui, un jour, j’écrirais quelque chose que j’enverrais à un éditeur, mais que ce n’était pas le bon moment.

Alors, quand vous vous renseignez un peu sur l’édition, vous déchantez vite sur vos chances de jamais publier quoi que ce soit. En effet, on vous dit que les comités de lecture sont noyés sous une masse de manuscrits, et que, en moyenne, 1 manuscrit sur 6000 est publié.

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Arrivé là, autant jouer au loto…

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