Osez 20 histoires de soumission

Je suis rentrée dans la collection Osez via leur volume sur le coup de foudre. C’était un thème assez fleur bleue (même si on précisait bien coup de foudre sexuel) qui me convenait bien en tant qu’autrice de romance. On mesure le chemin parcouru avec cette cinquième publication chez la Musardine : Osez 20 histoires de soumission. Et ce qu’il y a de sûr, c’est que cette histoire ne fait pas dans la dentelle. Et ma nouvelle non plus : j’ai même un peu choqué mon compagnon qui me sert de relecteur. soumission

J’ai lu ce recueil quand il est sorti, il y a déjà deux mois et quelques je crois, ce qui n’est pas le mieux pour en faire une chronique détaillée. Évidemment, je pourrais le relire, mais j’ai déjà tellement de livres dans ma PàL que j’évite de relire. Je vais donc vous livrer mes impressions générales sur le recueil, à froid, selon mes souvenirs.

Bon, il faut savoir qu’à la base, je suis pas très fan des codes du BDSM, tout ce côté un peu théâtral, scripté d’avance, qui fait qu’on retrouve souvent des dynamiques extrêmement comparables d’un récit à l’autre… Du coup, j’étais pas sûre que ce recueil serait ma tasse de thé, et en fait, il y a assez peu de récits purement BDSM et beaucoup plus de nouvelles qui explorent la soumission dans d’autres contextes, de façon plus… naturelle ? Instinctive ?

La mienne, pourtant, de nouvelle, est au final assez scriptée au sens où il est entendu que les personnages discutent amplement entre eux de ce qu’ils veulent, de ce qu’ils sont prêts à faire, de pourquoi c’est un fantasme, une envie, etc. C’est là où est la contradiction pour moi : j’aime bien avoir quelque chose de plus naturel que le grand jeu Maître et soumises avec masques et plumes à la Eyes Wide Shut, et en même temps, le consentement est un point essentiel de la sexualité que je ne veux pas négliger dans mes récits sous prétexte que c’est de la fiction. D’où la nécessité d’une discussion préalable entre les partenaires quand on tombe dans un domaine aussi sensible que celui de la soumission.

La question du consentement n’est pas toujours le point fort de mes collègues auteurs, et il y a souvent une ou deux nouvelles assez borderline de ce point de vue dans les recueils de la Musardine. Ici, ça m’a peut-être moins gênée que d’autres fois parce que c’est décrit nettement comme des actes qui ont des conséquences graves pour les protagonistes, voire carrément comme des actes criminels : séquestration (et meurtre ?) dans la nouvelle de John Farades, manipulation dans celle de MMK, vengeance assumée dans celle de Stella Tanagra. 

Visiblement, c’est ces nouvelles qui traitent de violences (physiques et/ou psychologiques) qui m’ont le plus marquée, même si ce n’est pas nécessairement ma préférée.
Je me rappelle par contre très bien de la nouvelle que j’ai effectivement préféré dans le recueil : il s’agit de « La garçonnière » d’Eugénie Daragon. Tout m’y a plu : le style d’écriture, la façon d’aborder le thème, la complexité des personnages.

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