Antho : Pour une chance avec toi

Péripéties éditoriales

Mon tout premier texte publié, Le Correspondant inattendu, est aussi celui qui a eu l’histoire éditoriale la plus mouvementée. Sorti tout d’abord en nouvelle unique au format numérique aux éditions Láska, j’ai ensuite eu le plaisir de le voir publié en compagnie d’autres nouvelles M/M pour une anthologie intitulée Doublement mâle, toujours aux Éditions Láska. Malheureusement, cette anthologie n’a pas fait très long feu, certains des auteurs au sommaire ayant rapidement voulu récupérer les droits de leurs nouvelles. Pourtant, Láska avait le projet de sortir un recueil de nouvelles M/M en format papier.

                                                    LeCorrespondant doublement-male retrouve-moi pour-une-chance

Ça tombait bien : on était plusieurs auteures de M/M réunies chez cet éditeur, et on s’entendait bien, si bien que sous l’impulsion de Valéry K. Baran, on a eu envie de se réunir pour une convention spécialisée dans le M/M (la yaoi-yuri Con de Lyon). Notre éditrice chez Láska était enthousiaste sauf que… le recueil papier qu’elle projetait ne serait jamais prêt à temps. Qu’à cela ne tienne : elle a très gentiment accepté de nous rendre nos droits pour une publi papier exceptionnelle, à tout petit tirage, juste pour le vendre à la fameuse convention. Ainsi est né Retrouve-moi, une nouvelle anthologie M/M où on retrouvait (sans jeu de mots !) ma nouvelle et celle de Valéry, mais additionnées du deuxième volume des aventures de Thomas et Yoann, Cinq ans et neuf jours, toujours signé par Valéry, et d’une nouvelle de Magena Suret qui nous rejoignait pour cette anthologie : Un weekend sur deux.

Mais ce tout petit tirage a été rapidement épuisé, et notre éditrice chez Láska comptait bien sortir cette fameuse anthologie. Avec un nouveau changement de sommaire, cela dit, puisque entre-temps, Valéry avait vu ses deux nouvelles republiées chez HQN sous le titre Pas assez de toi. C’était l’occasion de réintégrer Amélie Voyard-Venant et sa nouvelle Chimères, Gangsters et Informatique (déjà présente dans l’antho Doublement mâle, si vous suivez). Mais surtout, c’est l’occasion d’ajouter une nouvelle qui n’avait pas encore été publiée en recueil, et surtout de changer un peu la perspective de cette antho, puisque avec La Princesse et le Dragon d’Ivy ClarkPour une chance avec toi devient une antho M/M & F/F !

Et je n’aurais pas pu être plus ravie de cette décision, d’abord parce que le F/F, c’est le bien, et surtout que j’ai adoré cette nouvelle !

La Princesse et le Dragon

Alors, on pourrait se laisser avoir par le titre, mais non, ce n’est pas de la fantasy. C’est bien de la romance contemporaine, comme les autres textes de cette antho. Et puis j’ai dit nouvelle, mais en fait, c’est plus une novella : c’est pas une lecture que vous balayerez en une demi-heure. C’est pas un roman, mais c’est quand même un texte dans lequel vous aurez le temps de vous immerger.

la-princesse-et-le-dragon

J’ai vraiment adoré cette nouvelle. Le premier truc, c’est le style. Ça a l’air direct, contemporain, un peu cash parfois… mais faut pas se laisser avoir. Il y a des moments d’une poésie incroyable, de belles envolées, et surtout, l’auteure a su tisser tout un réseau d’images et de métaphores qui petit à petit nous transportent complètement dans la psyché de son personnage. J’ai trouvé ça incroyablement bien fait.

Le deuxième truc, c’est les personnages. J’ai bien accroché à la narratrice, mais la façon dont elle présente sa famille sonne très juste aussi : les petites concessions à la vérité, les défauts qu’on aime quand même. On s’y croirait et une grande tendresse se dégage du texte. Quant à Carla… Ah, Carla ! *soupir énamouré*

Et puis il y a l’histoire. Là aussi, ça sonne vrai. Pas de grands retournements de situation, de mensonges ou de quiproquos qui sont parfois les excès de la romance. Non, il y a bien quelques péripéties, mais qui sont logiques par rapport aux personnages et à leur situation. Là encore, j’ai trouvé une grande délicatesse dans la façon dont les personnages se rapprochent et font évoluer leur relation.

Enfin, le décor, Lisbonne, est bien exploité, sans tomber dans la carte postale cliché. Un sans-faute pour une très jolie histoire. 

Bref, une novella que je recommande chaudement, indépendamment du fait qu’elle soit publiée dans la même antho que Le Correspondant.

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