La romance et les clichés : l’homme idéal est un connard

  1. La romance et les clichés

  2. Et la fanfic alors

Comme tout genre un tant soit peu codifié, la romance est sujette à voir se développer tout un tas de clichés. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Du coté des lecteurs, les clichés peuvent être ce qui fait qu’on a plaisir à lire, parce qu’on s’embarque dans une histoire en étant déjà un peu en terrain connu, et on sait que ça va nous plaire. Du coté des auteurs, c’est un terrain de jeu formidable, parce qu’il y a cette connivence avec les lecteurs, mais aussi parce que s’amuser à détourner les clichés peut donner lieu à des textes très créatifs et extrêmement plaisants à écrire.

Cela dit, quand les mêmes tropes sont utilisés encore et encore, sans aucune tentative d’originalité, on peut vite arriver à saturation. Mais surtout, à force d’être répété, au lieu d’être une simple histoire lue et puis oubliée, le cliché prend une valeur de vérité, on en vient à tirer des généralisations inconscientes quand on lit, dix, vingt, cent fois la même chose.

Du coup, je trouve certains clichés un peu dérangeants. Ce n’est pas le fait qu’un certain schéma soit utilisé une fois dans une histoire, mais bien le fait de le voir revenir ad nauseam, parce que ça crée une mentalité où on ne remet plus en questions certaines choses qui nous paraissent simplement naturelles.

Je te déteste… non, je t’aime

Le cliché que je veux examiner ici est celui du connard dont l’héroïne  tombe amoureuse. En soi, pourquoi pas, vous me direz, le plus intéressant dans une histoire, c’est souvent l’évolution des personnages, et quoi de plus radical comme évolution que de passer de deux personnages qui se détestent à un couple d’amoureux.
Et encore une fois, si c’était une histoire de temps en temps qui racontait ça, ça serait pas grave du tout, bien au contraire. Le problème, c’est que c’est le schéma dominant de la romance, celui qu’on retrouve presque à toutes les sauces.

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Like and suscribe — Abonne-toi, Jay Bell

Quand je ne suis pas en train d’écrire ou de lire, c’est souvent que je me livre à cette activité intermédiaire qu’est la traduction !

Aujourd’hui, je vous présente une nouvelle (novella ?) que j’ai traduite et qui a été publiée chez MxM Bookmark.
Et la bonne nouvelle, c’est que ce texte est disponible gratuitement en version numérique. Il a d’abord été mis en ligne pour Noël, mais il est toujours disponible. Alors si j’étais vous, je me précipiterais dessus, parce que c’est mignon comme tout, c’est frais, charmant, et si vous n’avez encore jamais eu l’occasion de tester les publications de MxM Bookmark, c’est un bon moyen de découvrir cet éditeur.

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Abonne-toi

Ça s’appelle Abonne-toi (en anglais, Like and Suscribe), et c’est une nouvelle signée Jay Bell. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, et ça a été un plaisir de le découvrir.

Les personnages sont bien développés, ils ont des défauts mais ils sont attachants. L’histoire n’est pas aussi directe et linéaire qu’on pourrait s’y attendre, surtout dans une nouvelle de 17 000 mots.

Le pitch

Evan a un gros coup de cœur pour un mec inaccessible : un YouTubeur célèbre. Mais quand le hasard le met sur son chemin, Evan devra décider s’il est amoureux du vrai Tony, ou simplement de son image.

C’est donc une histoire qui pose des questions universelles : ce qu’est l’amour véritable, la différence entre être et paraître, mais dans un contexte résolument moderne.

Les critiques

Dans l’ensemble, cette nouvelle a rencontré des critiques enthousiastes.

Je découvre la plume de Jay Bell avec ce titre et c’est un vrai plaisir !

J’ai adoré rencontrer ces personnages et leurs interactions, adoré les voir se rendre compte que ce qu’on veut n’est pas toujours ce dont on a besoin. C’est une jolie leçon en fin d’année, que nous devrions tous retenir 🙂

Cependant, quelques lecteurs reprochent au texte d’être trop court. Pourtant, c’est bien le principe d’une nouvelle : une histoire complète et cohérente, qui peut se lire en une fois. Personnellement, c’est un format que j’aime beaucoup.

Bonne lecture

Vous l’aurez compris, Abonne-toi est une nouvelle que je vous recommande chaudement ! (Et c’est pas parce que j’en suis la traductrice que je vous dis ça !)

Vous pouvez vous le procurez gratuitement ici, sur le site de l’éditeur.

Publication : Mes jeunes années

Vous avez peut-être remarqué que j’étais pas exactement super ponctuelle pour parler des sorties de bouquin et que souvent, je vous parle d’un livre qui est déjà sorti il y a *gasp* quelques mois. C’est que je pense pas que la vie d’un roman ou d’une nouvelle devrait être limitée aux quelques semaines qui suivent sa sortie, et j’aime bien découvrir les choses à mon rythme. Et ça ne se limite pas aux textes que je lis, mais aussi à ceux que j’écris. Ces derniers mois, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs textes qui sont sortis, et je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler ici.

collection paulette

Il est donc temps de se rattraper, et (sauf accès aigu de procrastination) je devrais publier plusieurs articles dans les semaines qui viennent pour présenter mes publications. Aujourd’hui je vais vous parler de Mes jeunes années, un mini recueil de nouvelles qui est sorti chez Collection Paulette. (Il y a déjà plusieurs mois.) (Chut.) J’ai déjà publié d’autres textes chez cette toute jeune maison. À la base, Paulette était la collection des Éditions du 38 spécialisée dans l’érotique. Mais vu l’ampleur que prenait cette collection, Paulette a décidé de voler de ses propres ailes. J’ai publié chez elle une suite de nouvelles parues dans leurs collectifs et consacrées au même groupe de personnages, et je vous en parlais dans un article précédent. Lire la suite

Maximiser les chances de voir son texte édité

Avant d’envoyer quoi que ce soit à un éditeur, j’ai commencé par me renseigner, fouiner, essayer de comprendre un peu comment ça marche tout ça.

Je parle pas de passer une après-midi sur internet à faire des recherches. Non. Pendant presque dix ans, j’ai écrit et publié sur internet, gratuitement. Et à coté de ça, je regardais ce qui se faisait. Je parcourais avidement les forums des éditeurs des bouquins que j’aimais, et je lisais, avec de grands yeux émerveillés, les échanges des auteurs de livres que j’avais appréciés. Je lisais des articles sur l’édition, je me baladais dans les librairies et je notais mentalement quelles maisons d’édition je voyais sur les rayons. Et j’avais toujours en tête l’idée que, oui, un jour, j’écrirais quelque chose que j’enverrais à un éditeur, mais que ce n’était pas le bon moment.

Alors, quand vous vous renseignez un peu sur l’édition, vous déchantez vite sur vos chances de jamais publier quoi que ce soit. En effet, on vous dit que les comités de lecture sont noyés sous une masse de manuscrits, et que, en moyenne, 1 manuscrit sur 6000 est publié.

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Arrivé là, autant jouer au loto…

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