Lecture : Le choix de Pénélope, Marie Lerouge

J’avais lu il y a quelques temps La valse des sentiments, le premier livre de Marie Lerouge paru chez HQN. Ça m’avait plu, du coup, comme on me proposait de chroniquer son nouveau roman, Le choix de Pénélope, je me suis empressée d’accepter. Je suis cependant un peu plus mitigée sur ce livre.

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L’homme assis et la femme-oiseau

De ce que l’auteure en disait, je pensais que ce serait une romance centrée sur le handicap du héros et les difficultés qui en découlent. Or j’ai eu l’impression qu’on restait toujours à la surface du sujet. Pas que ce soit jamais abordé, hein : c’est là pour la première nuit d’amour des protagonistes, le fait que Simon voyage difficilement… Mais je sais pas, il manquait quelque chose pour que je ressente vraiment sa condition. La plupart du temps, je l’oubliais — c’était peut-être le souhait de l’auteur, me direz-vous. Et puis j’ai trouvé que l’euphémisme « homme assis » revenait un peu trop souvent, qu’il poétisait un peu trop un truc qui l’est pas des masses.
En fait, j’aurais compris s’il avait été employé exclusivement quand on est du point de vue de Pénélope, parce que c’est ainsi qu’elle le voit : non pas une personne handicapée, mais simplement un homme qu’elle aime et qui se trouve être assis. Fort bien. Mais du coup, comme l’expression revient alors qu’on est du point de vue d’autres personnages — j’ai souvenir que c’est le cas avec le père de Pénélope, notamment — jai trouvé que ca en perdait un peu de sa force.

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