Soirée du Prix des Lectrices Milady 2014

Le 12 juin se déroulait la première remise du Prix des Lectrices des éditions Milady, les lectrices assidues de blogs littéraires étaient sûrement au courant avant moi, j’étais donc mal partie pour y assister puisque je ne savais même pas que l’événement aurait lieu.

Mais voilà que dix jours plus tôt, je reçois un coup de fil d’une amie qui a obtenu une invitation grâce à son stage, et me propose de me joindre à elle. Ni une ni deux, j’ai dit oui ; je ne savais pas vraiment de quoi il en retournait, mais j’étais très curieuse de voir à quoi ressemblaient les locaux de cette maison dont je lis beaucoup de romans, curieuse de savoir ce que c’était que ce prix des lectrices, à quoi ressemblait une remise de prix littéraire, quel était le roman primé… Bref, j’étais très curieuse. Je m’étais renseignée en ligne avant de venir, mais force était de constater que les infos sur lesquelles j’étais tombée restaient tout de même très floues.

C’est après un long périple jalonné d’embûches (une chaleur terrible, un portefeuille oublié, une grève SNCF, un malaise dans le métro…) que j’ai retrouvé mon amie devant le portail des locaux Milady et Bragelonne.

Locaux bragelonne

Comment ça, mon téléphone prend de sales photos ?

Après un petit peu d’attente, nous avons pu accéder à la salle où se déroulait la remise de prix. J’ai cru comprendre que l’événement était principalement à destination des blogueuses qui avaient relayé le vote sur leurs blogs, et elles ont pu prendre d’assaut l‘open bar. Au bout d’une heure de discussions avec les uns et les autres, pendant laquelle les responsables de Milady sont passés de groupe en groupe pour faire connaissance avec leurs invitées, ce fut l’heure d’annoncer le lauréat du prix… Il s’agit donc pour cette année de Loin de tout, un roman américain de J.A. Redmerski. On me l’a remis alors que je quittais les lieux un peu trop tôt, échaudée par mon malaise dans les transports et les heures d’attentes auxquelles j’allais faire face à cause de la grève.

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y jeter un coup d’œil, et ce n’est pas un roman que j’aurais instinctivement choisi sur une étagère de librairie, mais si des centaines de lectrices l’ont plébiscité, c’est probablement qu’il le vaut. Dès que j’aurai eu le temps de le lire, je vous en dirai des nouvelles !

Et comme je n’étais pas toute seule là-bas, vous pouvez revoir la remise de prix comme si vous y étiez grâce au vlog de Missmymoo, que j’ai cherché en ligne après l’avoir vue faire le tour des locaux avec sa caméra. On peut retrouver ça sur son blog littéraire, « Un jour, un livre ».

Puisqu’on est dans les liens, j’ai également sympathisé sur place avec Émilie du blog généraliste « La minute d’Emy » !

Trilogie l’Épreuve de James Dashner – Le labyrinthe, La terre brûlée, Le remède mortel

J’ai récemment lu ce qui reste ma meilleure découverte littéraire de 2014 : la trilogie de l’Épreuve, écrite par l’Américain James Dashner. C’est une série de romans pour ados, qui se déroule dans un univers dystopique qui penche vers le post-apocalypse, l’horreur et le suspense, parfum “Sa majesté des mouches”. Au cas où on manquerait encore d’étiquettes, sachez que cette série est aussi souvent comparée à la trilogie des Hunger Games de Suzanne Collins.

Je ne tiens pas à essayer de comparer les deux séries, qui me semblent d’ailleurs assez opposées. Non, ce que je viens vous dire dans cet article, c’est que la trilogie de l’Épreuve est vraiment excellente, et que ce serait dommage de passer à côté.

Dès les premières lignes, on suit un héros adolescent prisonnier dans un ascenseur en train de monter. Il ne se souvient que de son nom : Thomas. Quand l’ascenseur s’arrête enfin, il se retrouve parmi une cinquantaine de garçons dépenaillés dans un lieu parfaitement inconnu, où personne ne répond à ses questions. Il apprend petit à petit qu’ils vivent en bordure du Labyrinthe, dont les portes se referment la nuit pour permettre aux murs de changer de position pendant que des monstres s’y baladent. Thomas est déterminé à devenir un coureur, et à parcourir les méandres du labyrinthe avant la tombée de la nuit afin de trouver la sortie de cet endroit cauchemardesque…

Dans cette histoire, il est impossible de critiquer l’intégralité de la trilogie sans révéler des points clef de l’intrigue, qui constituent le principal intérêt de toute la série. Je vais donc rester volontairement très vague.

Je conseille à tous les auteurs en herbe d’y jeter un coup d’œil : la narration de James Dashner est parfaitement maîtrisée, le suspense est haletant, le mystère rend fou. L’auteur distille petit à petit des éléments qui permettent d’avancer l’histoire, et plus on en sait, plus on comprend que l’on ne sait rien. Chaque réponse appelle dix questions, dans une fuite en avant qui tient le lecteur en haleine à travers les trois tomes. Attention, c’est une série pour ado, mais elle est violente, mieux vaut ne pas la mettre entre les mains des plus jeunes. Vous pensiez que dans Game of Thrones, c’était l’hécatombe ? Attendez de lire l’Épreuve… Par contre, il n’y a pas de scènes osées, car dans un contexte où on ne sait pas si les personnages survivront jusqu’à la fin du paragraphe, on a autre chose à faire que de se préoccuper de sexualité adolescente.

L’auteur réussit parfaitement à poser la question de la véracité de la situation présentée. Lorsque Thomas arrive devant le Labyrinthe, au tout début, il ne sait pas qui il est, à qui il a affaire, ni où il se trouve. Petit à petit, on va lui expliquer certaines choses, il en devine d’autres, mais beaucoup se retrouvent en conflit. Très vite se pose la question de qui croire, et cette problématique est poussée à l’extrême. Saint Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais notre héros Thomas aimerait bien pouvoir croire ce qu’il voit… Pourtant, il est forcé de tout remettre en question dans un monde où il n’a aucun repère. Sa perception de la réalité est testée en permanence, il en viendrait à soupçonner tout et tout le monde du pire, y compris lui-même, car comment il arrive un moment où il se demande s’il peut se faire confiance à lui-même…

La galerie de personnages est tout aussi intéressante. Les petits héros sont attachants, cohérents et bien développés. On peut regretter que trop peu des cinquante garçons soient nommés, au profit d’un petit groupe d’une quinzaine de personnages récurrents. Après avoir vécu des mois devant le Labyrinthe, les garçons ont même développé leur propre argot, qui contribue à renforcer le sentiment d’étrangeté du lieu et à construire une identité commune à tous ces grands enfants.

C’est bel et bien mon plus gros coup de cœur de l’année pour l’instant, et nous sommes en juin… C’est une trilogie que je conseille à tout le monde, à partir de douze ans. Je la recommande aux auteurs qui auraient envie de comprendre les mécanismes d’un mystère bien construit et d’une narration impeccablement maîtrisée, au sein d’un récit incroyablement dynamique.

Les Éditions HPF

Puisque la première nouvelle de Chloé, « Le déserteur » va bientôt sortir chez eux, j’ai décidé de vous parler un peu des Éditions HPF.

Les Éditions HPF, c’est un éditeur associatif. Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ?

Une maison d’édition traditionnelle, c’est une entreprise qui appartient à son directeur, et éventuellement ses actionnaires. Les Éditions HPF ont bien une directrice, Sylviane Convert, mais celle-ci est mandatée par l’association Héros de Papier Froissé, à laquelle appartiennent les Éditions HPF. (Sylviane a bien voulu répondre à mes questions concernant les Éditions HPF, et je l’en remercie.)

logo Editions HPF

Mais surtout, les Éditions HPF sont une structure à but non lucratif. Bien sûr, comme tout éditeur, ils vendent des livres. Alors où va l’argent ? Pour le comprendre, il faut d’abord parler un peu plus en détail de l’association Héros de Papier Froissé.

L’association HPF

Héros de Papier Froissé est une association loi 1901 qui a été créée en 2008. Son but à l’époque, c’était surtout de financer le site Harry Potter Fanfiction, le premier site de publication francophone de fanfictions dédiées à Harry Potter.

Ensuite de quoi, les motivations et les actions de l’association se sont diversifiées. Elle se présente aujourd’hui comme une association qui vise à la promotion de l’écriture et de la publication de textes, sur le net ou tout autre support légal. Pour cela, outre le site Harry Potter Fanfiction, l’association possède un site de publication d’histoires dites originales (comprendre : pas des fanfictions) : le Héron à la Plume Flamboyante, et, donc, les Éditions HPF.

En plus de ça, l’association HPF organise et participe à différents types de manifestations, en lien avec l’écriture ou la communauté qui s’est créée autour des différents sites : forum, ateliers d’écriture, concours en tout genre, festivals, rencontres, jeux de piste…

Les bénéfices réalisés sur la vente des livres HPF sont donc en partie réinvestis dans les Éditions elles-mêmes, histoire de pouvoir lancer de nouveaux projets, et le reste sert à financer l’association (frais de serveur pour les sites, concours, rencontres, etc.)

Éditeur traditionnel vs éditeur associatif

Cela veut dire aussi que dans les coulisses des Éditions HPF, il y a toute une équipe (administration, sélection des textes, correction, mise en page, promotion, vente…) constituée entièrement de bénévoles. C’est une des grosses différences entre un éditeur associatif et un éditeur traditionnel : ici, les seuls à être rémunérés sont les auteurs et les illustrateurs.

Et comme le but des Éditions HPF, dans la droite ligne des statuts de l’association, c’est de promouvoir la lecture et l’écriture, et non pas l’enrichissement personnel, ils essaient de mieux rémunérer leurs auteurs qu’ailleurs.

Si vous vous intéressez un peu au monde de l’édition et que vous traînez sur internet, vous avez sûrement vu ce graphique qui explique qui touche quoi sur un livre vendu 20 euros. Il a tellement été réutilisé partout et par tout le monde qu’il est devenu impossible de dire qui en est l’auteur, et comme j’aime pas utiliser sans citer mes sources, j’ai préféré en refaire un, plus adapté à nos besoins. En effet, les Éditions HPF ne vendant pas leurs ouvrages 20 euros, ça reste plus simple de parler en pourcentages.

Répartition des gains

Sentez-vous libre de réutiliser ce graphique, si possible en citant votre source !

Pour élaborer ce magnifique camembert, je me suis basée sur cet article, qui correspondait plutôt bien aux chiffres que j’avais en tête de mémoire.

Voilà donc comment ça se passe chez un éditeur traditionnel, sachant que souvent, les auteurs débutants vont se voir proposer entre 5 et 7 % de droits d’auteur, et que les auteurs plus confirmés pourront négocier autour de 8 ou 10 (voire beaucoup plus, pour les best-sellers).

Alors, en quoi les choses sont elles différentes chez HPF ? Et bien, comme je le disais, leurs contrats sont beaucoup plus avantageux pour leurs auteurs, qui touchent 16% de droits d’auteur (avec un contrat évolutif, en plus, au-delà d’un certain nombre d’exemplaires vendus, le pourcentage augmente), soit plus du double de ce qui se fait généralement.

Par ailleurs, en raison de la petite taille de leur structure, les Éditions HPF ont décidé de vendre uniquement sur internet, via leur boutique en ligne. Du coup, exit la part du distributeur, du diffuseur et du libraire.

Est-ce que ça veut dire qu’en enlevant 15% pour les auteurs et 15% pour l’imprimeur, HPF met 70% de la vente de leurs livres dans ses petites poches virtuelles ? Pas tout à fait, malheureusement pour eux.

Déjà, parce que fonctionner sans distributeur sous-entend d’autres frais (hébergement du site de vente en  ligne…), mais surtout, parce que HPF, c’est ce qu’on appelle de la micro-édition. Donc avec des très petits tirages (autour de 250 par titre, environ), ce qui fait que le pourcentage de frais qui revient à l’impression n’a rien à voir avec le graphique présenté ci-dessus. Renseignement pris auprès de la directrice des Éditions HPF, la part de l’imprimeur représente pour eux plus du quart du prix du livre. Et oui : plus vous tirez un titre en grande quantité, plus le prix de l’exemplaire unique est bon marché.

L’argent qui reste, HPF le réinvestit en partie pour publier d’autres livres, en partie pour financer ses autres projets.

Les sorties des Éditions HPF

Pour le moment, les Éditions HPF se sont spécialisées dans la publication d’anthologies qui regroupent les nouvelles de différents auteurs sur un même thème. (Cependant, je me suis laissée dire qu’ils n’étaient pas fermés à l’idée de publier un jour des romans… Et pour les auteurs parmi vous toujours à la recherche d’Appels à Textes ou d’éditeurs à qui soumettre vos manuscrits, n’hésitez pas à suivre leur page Facebook !)

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Leur premier ouvrage, Rêves Froissés, est sorti en décembre 2012 et, je vous le donne en mille, il s’agissait d’une anthologie sur le thème du rêve. Cette antho réunit les textes de douze auteurs différents, dont c’est souvent la première publication.

A moins de 10 euros pour un livre format A5 (pas un poche, donc), avouez qu’en plus de bien rémunérer leurs auteurs, les Éditions HPF ont des prix doux pour leurs lecteurs.

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Si la date de sortie de Bleu Horizon a été fixée au 28 juin 2014, ce n’est pas un hasard. C’est en effet la date anniversaire de l’assassinat du duc François Ferdinand, souvent considéré comme l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale.

La Grande Guerre, c’est le thème de cette anthologie où, en plus de la nouvelle de Chloé, vous pourrez découvrir les textes de 16 autres auteurs, jeunes talents de la scène littéraire francophone.

 

Bienvenue !

Bonjour !

Bienvenue sur notre blog, le blog de Chloé et Viviane Faure ! Pour en savoir un peu plus sur nous, vous pouvez jeter un œil ici.

Si le titre du blog vous laisse perplexe, d’accord, je vous l’accorde, c’est peut-être pas le jeu de mots du siècle. Mais c’est déjà dur de se mettre d’accord avec soi-même, en ce qui concerne les titres, parfois, alors je vous laisse imaginer à deux… Cela dit, un jeu de  mots sur métaphore, la figure de style par excellence, pour un blog littéraire, au final, c’est plutôt sympa, non ? Et puis méta, c’est le préfixe grec qu’on utilise pour donner l’idée de « autour », « à propos de ». Alors, « autour de Faure », c’est pas plus bête qu’autre chose pour le blog de deux filles qui partagent ce nom de famille…

La question qui vous intéresse, c’est sûrement « de quoi il va parler, ce blog ? »

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Photo par Carli Jean Miller

Bon alors, déjà, vous êtes sur le blog de deux auteures qui sont tout doucement en train de faire la transition entre « auteur amateur » et « auteur publié ». Alors vous pouvez être sûrs qu’on va vous parler d’écriture en général, et de nos textes en particulier… Et puis, comme l’un ne va pas sans l’autre, on va vous parler de (nos) lecture(s), aussi. Mais pas que !… On a aussi envie de vous parler de traduction, de romance, de féminisme, d’étymologie, et de plein d’autres choses encore !

N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires pour échanger avec nous, en attendant qu’on vous remplisse ce blog de dizaines d’articles. Bien entendu, vous pouvez également nous proposer des partenariats avec vos propres blogs littéraires.